15.02.2010
Zoom sur le Groupe Lagardère
Zoom sur le Groupe Lagardère
A l’occasion de la sortie en kiosque cette semaine de "Envy", un nouvel hebdo féminin (Marie-Claire), le magazine CBNews, dans son édition du 08 février, publie un dossier spécial sur les groupes de presse. Plusieurs pages sont consacrées au groupe Lagardère avec une interview de Didier Quillot, PDG du groupe. Comment réussir le lancement d’un magazine ? Quelles stratégies adopter face à la crise que traverse le monde des médias ? Ou encore, comment se positionner face à Google ?
Sur cette dernière question, le PDG de Lagardère Active est clair : « Il faut rééquilibrer les rapports avec Google. »
Depuis des mois, les éditeurs tentent de trouver des solutions afin que leurs contenus sur la toile soient rémunérés. Google génère l’audience, reste à trouver le moyen d’en tirer des revenus. Didier Quillot ne souhaite pas partir en guerre contre le numéro un des moteurs de recherche, car l’audience qu’il génère est indispensable aux entreprises de presse. Cependant, il est temps que « le rapport économique soit plus équilibré ». Mais avant tout, « l’erreur historique », selon lui, qu’ont commis les éditeurs dès le départ, est d’avoir mis gratuitement en ligne leurs contenus. « Tout ce qui a de la valeur a un prix. » rappelle le PDG de Largardère. A terme donc, Didier Quillot estime que tous les éditeurs devraient s’orienter vers des sites freemiums avec une partie payante et une partie gratuite. Il reste par ailleurs très optimiste quant au rôle des Smartphones et autres supports tel que le tout nouveau iPad lancé par Apple.
Autre acteur important qui ne veut pas se brouiller avec le géant du Net : Bruno Racine. Le président de la BNF soutient dans Les Echos du 09 février que dans le cadre de la numérisation des livres, ’il reste favorable à un accord avec Google si ce dernier « ne comporte pas d’exclusive ». Pour le grand patron de la Bibliothèque François Mitterrand, « un accord avec Google serait un atout pour la BNF parce qu’il donnerait à [ses] fonds une visibilité mondiale ». Récemment rendu au ministère de la Culture, le rapport Tessier sur la numérisation du patrimoine propose un partenariat fondé sur l’échange de fichiers numérisés. Un accord avec Google devrait intervenir d’ici fin 2010. Frédéric Mitterrand, le ministre de la Culture, devrait à ce titre rencontrer les dirigeants de Google au printemps.
Le site du Figaro devient payant
C’est aujourd’hui, lundi 15 février que lefigaro.fr bascule dans le payant, avec des services exclusivement accessibles par abonnement. Pour reprendre l’expression d’Anne Feitz dans Les Echos (12 février), « lefigaro.fr passe au péage ». Désormais, les abonnés qui le souhaitent pourront avoir accès à diverses prestations en ligne. Ainsi, pour 8 euros par mois, ils pourront consulter les pages analyses et débats, l’édition digitale du journal, les archives, ou encore des lettres des journalistes du quotidien. Une autre formule, à 15 euros, baptisée « Mon Figaro Buisness », est destinée aux hommes d’affaires. Elle leur permettra, par exemple, de recevoir tous les matins et tous les soirs un résumé de l’actualité économique.
La mise en place de ces services, dont le coût s’élève à 700 000 euros, a nécessité aussi une réorganisation interne. Désormais, les journalistes du quotidien ou des magazines devront également travailler pour le site. Mais certains journalistes du papier sont réticents car ils craignent de voir disparaître les avantages liés à leur statut.
En développant ainsi lefigaro.fr, Francis Morel, directeur général du groupe Le Figaro, cherche à générer d’autres revenus. En crise comme la quasi-totalité de la PQN, le quotidien pourrait, grâce à la monétisation de l’audience sur Internet, compenser le déclin de la diffusion papier. Avec ces nouvelles offres payantes, lefigaro.fr espère séduire 50 000 abonnés d’ici deux ans.
Double casquette pour Nathalie Collin
Elue à l’unanimité, la coprésidente du directoire de Libération prend la tête de la coopérative des quotidiens de Paris, une des cinq coopératives de Presstalis (ex-NMPP). Nathalie Collin devient ainsi gérante de la principale société chargée de la distribution des journaux en France. Une nomination qui intervient en pleine crise du secteur. Mi-décembre on apprenait que Presstalis était au bord d'un dépôt de bilan dû en grande partie à la chute de distribution des journaux (JDD du 12 décembre 2009). Une restructuration de la société est donc au programme.
Dans le Figaro Economie du 10 janvier, Nathalie Collin annonce que les conclusions de la mission confiée à Bruno Mettling pour réformer Presstaliss devraient être rendues publiques en mars. Beaucoup de travail en perspective donc pour cette nouvelle recrue.
Caroline Athié et l'équipe RP de Press Index
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08.02.2010
Changement de cap pour le groupe Prisma…
Changement de cap pour le groupe Prisma…
« Nous devons trouver un nouveau modèle de croissance rentable. » Tel est le défi que s’est fixé Rolf Heinz pour 2010. Pour la première fois depuis sa nomination en octobre dernier, le nouveau patron du groupe Prisma presse s’exprime sur sa stratégie et il promet des nouveautés (Figaro Economie, le 03/02/01).
Le premier groupe de presse magazine français (Télé loisirs, Femme actuelle, Géo, Voici, Capital) n’a en effet pas été épargné par la crise que traverse le monde de la presse. Baisse de la diffusion des magazines (-7,5 %), chute des recettes publicitaires (-18 %). Pour la troisième année consécutive, son chiffre d’affaires a baissé : il devrait avoisiner les 550 millions d’euros en 2009.
Afin de stabiliser les résultats du groupe, son président entend réduire les coûts en réinventant notamment l’organisation éditoriale. Ainsi, dès le second semestre de cette année, le plan « Rédaction 2010 » entrera en vigueur. Concrètement, une équipe de rédaction pourra fournir du contenu pour plusieurs magazines et sites « sans les remettre en cause », précise Rolf Heinz.
De nouveaux titres issus de parutions existantes du groupe pourraient voir le jour en 2010. Une nouvelle formule éditoriale de Géo devrait être lancée avant la fin de l’année. Et puis un produit « entièrement nouveau, original et pionner » est à l’étude pour 2011.
Côté numérique, Rolf Heinz entend consolider sa place de numéro un de la presse magazine en France, avec 10 millions de pages vues par mois. Commercialisation publicitaire, contenus payants et e-commerce : autant de domaines à développer pour le groupe.
Enfin, Rolf Heinz dément la rumeur portant sur la vente du magazine VSD. Bien que le titre n’ait jamais rapporté d’argent, VSD reste, pour le patron de Prisma, « une marque extraordinaire, connue et puissante qui a gardé tout son potentiel ». Un nouveau concept de VSD sera finalisé au printemps de cette année.
Le journal sur iPhone : lu pas approuvé…
A en croire les éditeurs, les Français semblent bien apprécier de lire les journaux sur leur mobile. Et ce grâce notamment au succès de l’iPhone et de ses applications.
La journaliste Anne Feitz du quotidien Les Echos, dans son article du 05 février, fait référence aux propos de Ludovic Blecher, directeur des éditions électroniques de Libération : « L’iPhone a véritablement révolutionné la consommation des journaux sur les supports mobiles. » Et pour preuve : depuis son lancement à l’automne, l’application lancée par Libé a été téléchargée 400 000 fois. Beau succès pour l’application du journal Le Monde avec 1,3 millions de téléchargements. Le Figaro n’est pas en reste : 600 000 applications ont été téléchargées depuis novembre dernier. L’audience est là donc, reste à la monétiser. Et c’est le casse-tête des éditeurs.
Depuis quelques mois certains ont innové, mais le succès se faire attendre. Libération, par exemple, a été le premier à proposer l’achat dès la veille au soir de la version numérique du journal du lendemain. Mais bien que son prix soit attractif (0,93 euros le numéro), Libération n’en vend qu’une dizaine par jour. Pour Anne Feitz, cela vient peut-être de la lourdeur du mode de paiement puisque l’utilisateur est redirigé via son mobile sur le site Internet.
Outre le passage au payant ou la diversité des contenus, les éditeurs misent aussi sur les revenus que devrait générer la publicité. Ils tablent sur quelques centaines de milliers d’euros de recettes publicitaires pour 2010. Pas encore de quoi, souligne Anne Feitz, compenser le déclin du papier...
L’info en ligne : des chiffres d’audience peu fiables…
Un papier du magazine Stratégies (04 février) à lire cette semaine. Les sites d’info s’en tirent bien. Enfin une bonne nouvelle. La journaliste Cécile Barbière nous donne ce chiffre : +4 % d’internautes en un an. Un chiffre gonflé par les résultats de Facebook. Avec 20,73 millions de visiteurs uniques (classement mensuel de Médiamétrie), le réseau social Facebook arrive en troisième position des sites les plus visités et il a presque doublé son audience puisque fin 2008, Facebook en était à seulement 11 millions d’après Christophe Dané, directeur associé d’Havas Digital.
Du côté des sites de presse, la progression de l’audience est en dents de scie. Libération a presque doublé son audience à 3,65 millions de visiteurs uniques entre décembre 2008 et décembre 2009. Lemonde.fr gagne 1,45 million de visiteurs uniques, à 5,35 millions. Lexpress.fr, en revanche, perd 1 million de visiteurs uniques entre septembre et décembre 2009. Idem pour 20minutes.fr dont le nombre est passé de 4,7 millions en septembre à 3,7 millions en décembre.
D’après certains éditeurs, ces progressions irrégulières sont dues au fait que les sites d’information dépendent de l’actualité. Ainsi, les grands évènements ramèneraient de nouveaux visiteurs, dont une partie deviennent réguliers.
Pour d’autres, en revanche, ce phénomène yo-yo s’explique par l’évolution de la méthode de calcul d’audience de Médiamétrie.
Récemment, l’institut de sondage a modifié son panel d’internautes car une partie avait un comportement atypique qui gonflait artificiellement les audiences. Pour certains éditeurs, cette récente évolution expliquerait l’effondrement d’audience de certains sites en fin d’année.
On attend donc la prochaine étude de Médiamétrie avec impatience.
Caroline Athié et l’équipe RP de Press Index
10:00 Publié dans Caroline Athié, Gratuit vs payant, Presse, Publicité, Web | Lien permanent | Commentaires (0) | Trackbacks (0) | Envoyer cette note
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01.02.2010
Apple innove, les éditeurs espèrent…
Apple innove, les éditeurs espèrent…
L’actualité cette semaine, c’est Apple qui la crée en dévoilant sa nouvelle tablette numérique prénommée iSlate. Entre l’iPhone et le livre électronique, ce nouvel engin ultradesign est surtout multifonctionnel : il peut servir de télé, de console, mais aussi, et c’est ce qui nous intéresse, de support de lecture de presse et de livre grâce à un écran en couleur 2 à 3 fois plus grand que celui de l’iPhone. Outre une innovation technologique, il se pourrait que l’iSlate soit l’outil tant attendu par les éditeurs de presse pour instaurer un modèle payant pour de l’info en ligne. C’est en tout cas la question que pose Cécile Barbière, journaliste à Stratégies : « L’ardoise magique va-t-elle sauver la presse ? » (Stratégies du 28 janvier). Pour Alain Weill, patron de La Tribune, « l’année 2010 sera celle de la tablette électronique. Elle pourrait apporter un modèle payant ».
11:09 Publié dans Caroline Athié, Gratuit vs payant, Presse, Publicité, Revue de presse | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
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